Du 8 au 11 avril 2021
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La vi(ll)e sans voiture est-elle possible ? – Part. 1/4

Introduction

Oslo est une métropole très dynamique, puisqu’elle attire 10 000 nouveaux résidents chaque année. Mais en même temps, la capitale norvégienne garde une taille humaine, puisqu’elle ne compte que 600 000 habitants. Elle est donc un terrain particulièrement fertile pour expérimenter de nouvelles dynamiques et pourquoi pas devenir un exemple européen. Un terrain sur lequel Marianne Borgen, la mairesse, et sa coalition “progressiste”, ont entamé une vaste démarche de transformation, et ce dès 2015. Que peut-on en dire cinq ans après ? Que visiblement, la dynamique semble appréciée par la population locale puisque la même mairesse vient tout juste d’être réélue, avec une coalition que les Norvégiens appellent “rouge-vert” (une majorité autour du Labour, des socialistes et des verts) dans laquelle les écologistes ont fait une percée remarquable, avec plus de 15 % des voix.

Quel succès ! Mais alors, la politique menée par la ville d’Oslo serait-elle exemplaire ? Elle est en tous cas remarquable particulièrement sur un point : la capitale norvégienne s’est dotée il y a deux ans d’un budget Climat, une première mondiale. Ainsi le climat est au cœur du budget municipal, de manière à en faire un sujet transversal et incontournable. Un sujet qui a irrigué l’action des sept départements municipaux, dont l’éducation, les transports, le développement urbain durable et la santé. Évidemment, le transport a été un secteur particulièrement ciblé par la municipalité, étant donné qu’il représentait à lui seul 60 % des émissions de CO2. Il est donc devenu une priorité. La mairie s’est alors lancée dans ce que tous les acteurs que nous avons rencontrés nous ont résumé de la sorte : “une transition rapide”.

C’est en grande partie cette rapidité d’exécution qui a valu à Oslo son titre de “European Green Capital” en 2019. Parce qu’il y a quelques années, le constat était plus morose : problèmes de connexions entre le centre et ses quartiers, trafic routier important, infrastructures routières représentant souvent des barrières territoriales, manque de confort pour les piétons dans le centre-ville (“des bons cafés, mais pas de bancs !”), peu de prise en compte des enfants dans les aménagements et enfin, des connexions très peu efficientes entre le centre et les fjords.

Il était donc urgent d’engager une mutation profonde. Comment ? Oslo a énormément communiqué sur son programme visant à supprimer les voitures du centre-ville. C’est facilement compréhensible, visible, et clairement efficace. Nous n’irons pas jusqu’à dire facile, car nous le verrons, même en Norvège, les détracteurs ont été nombreux. Mais au-delà de cette image de ville sans voiture, nous avons observé qu’Oslo souhaite aller beaucoup plus loin et déploie des moyens importants pour créer une nouvelle vision décarbonée de l’ensemble des mobilités. Une politique que l’on pourrait synthétiser de la sorte : du moins, du mieux, et des alternatives.

Du 20 au 24 janvier 2020, notre explorateur Julien de Labaca est parti à la recherche des initiatives mobilités d’Oslo en Norvège. Avec une thématique centrée sur la place de la voiture dans une politique de décarbonisation du centre-ville, ses découvertes ont été nombreuses et étonnantes. Pour en savoir plus, restez connecté, les 3 épisodes du reportage rich média de notre explorateur arrivent bientôt !

Julien de Labaca
Crédits photos / vidéos : Julien de Labaca, le “Facilitateur de Mobilité”

Épisode 1 : Bannir la voiture (ou “la théorie du moins”)
Épisode 2 : L’électrification massive (ou la théorie du mieux)
Épisode 3 : Coming soon!