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L’assurance face aux nouvelles mobilités

Dans nos espaces urbains, les micro-mobilités posent de nouvelles interrogations auxquelles le secteur assurantiel tente de répondre, en faisant parfois - et même souvent - oeuvre d’anticipation en attendant un cadre réglementaire. On fait le point avec Delphine Asseraf, directrice de l’écosystème « Ma mobilité » chez Allianz France.

Ils portent les doux noms de, “Gyroroues”, “trottinettes électriques” et autres “hoverboards”. A côté de nos bonnes vieilles bicyclettes, ceux qu’on appelle les Nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI) sont de plus en plus présents en ville. Disponibles à la vente – qui explose – et via des services d’abonnement, en free-floating ou station-based, ces véhicules ne font pourtant pas encore l’objet d’un encadrement spécifique par le code de la route. Un vide juridique auquel le secteur assurantiel tente de répondre, en adaptant ses offres et en tâchant d’anticiper au mieux les usages. En attendant la Loi.

Tu vas où avec ta trottinette ?

Techniquement, le NVEI est considéré comme un véhicule terrestre à moteur (VTM), quelle que soit sa vitesse. Jusqu’à présent, la circulation des NVEI est interdite car ils ne sont pas référencés dans le code de la route. Il y a une tolérance qui s’est installée face à l’essor des micro-mobilités, et à la nécessité d’organiser un partage plus ou moins serein de la voirie entre ses différents usagers : les usagers de trottinettes sont tolérés sur le trottoir, à condition toutefois de circuler à une vitesse inférieure à 6 km/h. Ensuite, et ce jusqu’à 25 km/h, leur usage est toléré sur les pistes cyclables. Si les règles seront bientpit spécifiées dans quelques semaines par la loi LOM, certaines mairies pourront de plus fixer elles-mêmes les règles de circulation dans leur ville et tout particulièrement face à l’essor des trottinettes en free-floating, comme à Paris.

Autre règle importante mais souvent méconnue : la souscription à une assurance pour la responsabilité civile est obligatoire quand on conduit un NVEI. “plus de 50 % des usagers ne savent pas qu’il faut s’assurer lorsque l’on possède un véhicule électrique”, explique Delphine Asseraf, directrice de l’écosystème « ma mobilité » chez Allianz France.

Protéger et prévenir

Malgré un certain manque de recul sur ces nouvelles pratiques, en matière d’usages et d’accidentologie, et un cadre légal encore flou, certains acteurs assurantiels décident de prendre le sujet à bras-le-corps. “Cette évolution des usages doit s’accompagner en termes d’assurance, mais également en termes de prévention”, précise Delphine Asseraf. Ports du casque et d’un gilet, choix d’un véhicule répondant aux normes européennes, etc. : voilà quelques-unes des recommandations égrainées par l’assureur lors d’opérations de sensibilisation, et évidemment auprès de ses assurés.

A l’écoute du terrain et des acteurs du marché

Pour suivre les évolutions – rapides – du secteur, Allianz France travaille également depuis de nombreuses années avec les professionnels des micro-mobilités. Les fournisseurs de services, par exemple, en free-floating ou station-based, ont parfois besoin d’un accompagnement spécifique pour assurer les dommages pouvant être causés ou subis par leurs usagers, et ne savent pas toujours comment s’y prendre. A Strasbourg, Colmar et Saint-Denis, Allianz France assure ainsi les clients de Knot, un service de location de trottinettes en libre-service et accompagnera la société Wetrott lors de son installation à la Défense. L’assureur travaille en partenariat avec la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M) qui participe à l’élaboration d’une norme européenne (NF EN 17128). La future loi LOM devrait d’ailleurs reprendre à son compte cette norme en l’imposant, et assainir ainsi le marché en éliminant les engins peu respectueux de la sécurité des utilisateurs et de l’environnement.

Ce travail très en amont est également un bon moyen de se sourcer en informations utiles, sur l’évolution du secteur, pour y répondre de façon réactive. « Il est important de se projeter en créant un système autour de nous avec des start-ups, des grands groupes, des clients, des réseaux de distribution pour avoir du feedback, de la matière, etc.”, ajoute Delphine Asseraf. Rester à l’écoute du secteur et des usages en matière de micro-mobilités représente donc aussi, pour Allianz France, un moyen de tenir à jour ses connaissances, et donc la pertinence de ses offres, en apprenant peu à peu de ces engins et des risques qu’ils impliquent. Alors, rassurés ?

Une assurance autonome pour les NVEI

Allianz France fut l’un des premiers assureurs à lancer une offre spécifique pour les NVEI. Alors que certains assureurs proposent à leur client une extension de leur multirisque habitation pour couvrir les risques liés à ces engins, Allianz France propose à ses assurés une formule autonome, spécifique aux NVEI et spécialement pensée pour ces derniers.

+d’infos :
https://www.allianz.fr/assurance-autres-vehicules/nouvelles-mobilites/

 

Crédits photo : Allianz

Publié le 29 mai 2019

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Du 14 au 17 mai 2020, rendez-vous à Rennes pour explorer les nouvelles mobilités.