Du 14 au 17 mai 2020
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[DATA ET MOBILITES] Épisode 2 – Les données de mobilité au cœur de nouveaux modèles d’affaires

L’un des objectifs de l’ouverture des données de mobilités par Rennes Métropole (voir l'épisode 1 de notre série [DATA ET MOBILITES]) est de favoriser l’innovation en permettant à des entreprises d’utiliser ces informations pour inventer des services inédits. Le délégataire de service public exploitant le réseau, Keolis, travaille dans ce sens en interne mais aussi avec des startups, notamment dans le cadre d’inOut.

Keolis, les moyens d’un groupe international

Keolis revendique 300 collectivités clientes dans 16 pays. Cette taille autorise une mutualisation de la recherche et développement et un échange de savoir-faire entre les filiales. L’organisation travaille par exemple sur une plateforme de big data qui permet de faire des expérimentations avec la possibilité ensuite de « l’industrialiser pour les données du réseau rennais » explique Jérôme Champenois, responsable de l’innovation et des systèmes d’information chez Keolis Rennes. Il enchaîne : « mais on est extrêmement vigilant pour que les données, qui appartiennent à notre client Rennes Métropole, restent sa propriété ». Keolis Rennes offre de nouveaux services aux utilisateurs, avec STAR L’appli par exemple. Il aide également des startups à travailler avec les données du réseau dans le cadre de recherche et développement.

Utiliser des données non disponibles en open data : l’exemple OneWave

Pendant inOut 2018, la startup rennaise One Wave a pu tester son prototype dans le réseau de transport en commun de la capitale bretonne. L’objectif de la société est de proposer une carte connectée universelle regroupant les services bancaires, les cartes de fidélité et les titres de transport. L’entreprise avait besoin de montrer une preuve de concept concluante dans la mobilité à ses potentiels investisseurs. Ils ont alors contacté Keolis pour réaliser une expérimentation. En plus d’un accompagnement financier, l’opérateur leur a ouvert des accès à sa plateforme de test de vente à distance. En fonction des projets, il peut être amené à autoriser l’usage de données non disponibles sur le portail open data.

Utiliser des données disponibles en open data : l’exemple de MyBus

MyBus, produit de la startup Monkey Factory, a testé sa solution de titres de transport dématérialisés sur la ligne a du métro pendant inOut 2019. Le socle du service est d’offrir une seule application présentant les informations de base des déplacements urbains sur un maximum de villes françaises : horaires, états du réseau, itinéraires, etc. Environ deux tiers des 200 agglomérations concernées proposent ces données en open data, comme à Rennes. Dans certains cas, « il faut reconstruire le jeu de données, parfois à partir d’un PDF » raconte Frédéric Pacotte, l’un des fondateurs de l’éditeur. Comme à inOut, il est désormais possible d’acheter des tickets directement sur MyBus dans certaines localités : « On ne récolte que le strict minimum dans les données de nos utilisateurs, notre modèle économique n’est pas là. Nous voulons simplement être un distributeur de titres de transport de plus pour les exploitants en échange d’une commission » A terme, l’objectif est de proposer un crédit qui peut être dépensé de façon transparente pour le client sur n’importe quel réseau partenaire.

Au-delà des nouveaux modèles d’affaires, les données de mobilité et leur ouverture permettent à des citoyens, des associations et des universitaires d’inventer des services et de créer des communautés autour de ces problématiques. C’est l’objet du dernier épisode de ce dossier.

 

Voir l’épisode 3 de notre série [DATA ET MOBILITES] Les données de mobilité au service des citoyens

Publié le 12 septembre 2019

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