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Avis d’un expert sur le livre blanc inOut 2019

Jean-Marie Bonnin est enseignant-chercheur à l’école d’ingénieurs IMT Atlantique. Il anime le comité d’experts composé d’académiques et de professionnels qui œuvre sur les axes de programmation de inOut. Nous lui avons demandé de revenir avec nous sur la publication récente du livre blanc de l’édition 2019.

Pourquoi avoir voulu proposer ce résumé du [IN] d’inOut 2019 ?

JMB : Nous avions cette idée en tête depuis la première édition. Nous avons pu le faire cette année parce que nous avons travaillé avec une équipe dont c’est le métier. Le but était de synthétiser les débats qui ont eu lieu pendant ces deux jours. Quand nous planchons sur la programmation, nous choisissons de présenter des grandes tendances. Ce qui se dit en séance plénière est prévisible. En revanche, on peut voir émerger des idées auxquelles nous n’avions pas pensé dans les ateliers en petit comité. Cette publication le montre bien et récapitule des échanges très féconds. Donc on y retrouve les évolutions du moment du secteur des mobilités, mais il y a aussi pas mal de choses qu’on ne lit pas ailleurs.

Le « livre blanc » est une forme originale pour remplir cet objectif, quels retours avez-vous depuis sa parution ?

JMB : Il est sorti très récemment donc j’ai encore peu d’avis qui me sont remontés. Ceux que j’ai sont très positifs, notamment de la part de nos partenaires américains. Ils sont habitués à avoir ce genre de publications chez eux, sur différentes thématiques, mais très peu de choses qui viennent de l’Europe. Le « livre blanc » est aussi en général très commercial, le but c’est de vendre quelque chose. Les premiers lecteurs apprécient que ce ne soit pas le cas ici et sont intéressés par ce qu’ils y trouvent.

Parmi les sujets qui ressortent bien dans le livre blanc, on sent une remise en question claire des promesses du véhicule autonome.

JMB : Tout à fait. Dans l’édition précédente, nous avions voulu savoir si la mobilité sans chauffeur était prête techniquement. La conclusion avait été qu’en réalité nous n’en étions pas si près. Cette année l’approche était orientée vers la réglementation et les nouveaux usages. Là encore on s’est rendu compte qu’on était loin d’avoir des choses opérationnelles. C’est justement l’intérêt d’un événement comme inOut, aller plus en profondeur que les points de vue que l’on trouve le plus souvent dans les médias. Le véhicule autonome tout seul, si on garde nos habitudes, c’est une catastrophe. Ça va augmenter le nombre de voitures sur les routes et aucune ville ne peut se le permettre. C’est pour moi une des conclusions fortes de cette année et la solution qui apparaît, c’est le partage.

Que pouvez-vous déjà nous dire de la programmation de inOut 2020 ?

JMB : C’est difficile, d’autant plus que rien n’est arrêté pour le moment. Mais à la suite des résultats de inOut 2019 et du livre blanc, nous avons envie de traiter 3 axes principaux. Le premier est « mobilité et santé », autant l’accès aux soins que les effets catastrophiques de l’électrification des vélos sur la santé de leurs utilisateurs. Deuxième piste, les solutions pour les villes moyennes avec une demande forte des collectivités de la métropole rennaise. Et enfin, un axe plus orienté business avec les questions de logistique urbaine.

Pour des informations supplémentaires, vous pouvez télécharger le livre blanc inOut 2019 : 7 clés pour décrypter les mobilités

Publié le 19 septembre 2019

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